Homélie du 1er Dimanche de l’Avent, année C, le 28 novembre 2021 en l’église Saint-Louis-des-Français

Frères et Sœurs,
Nous voici revenus au temps de l’Avent : le cycle de l’année liturgique retourne à son commencement.
Le mot Avent signifie Avènement, voilà pourquoi pour nous préparer à la fête de Noël, mémorial de la Nativité du Sauveur, et pour nous préparer au second avènement du Christ, l’Eglise nous fait lire l’Evangile de la fin des temps qui nous parle des signes annonciateurs de la venue du Fils de l’Homme « il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles ».
Le thème de la vigilance est le fil conducteur des textes liturgiques de l’Avent. « Restez éveillés et priez en tout temps », c’est ce que le Seigneur demande instamment à ses disciples.
Cet appel, résonne aujourd’hui, jusqu’à nous, pour que nous ne soyons pas surpris par la venue du Christ à la fin des temps, ou au jour de notre mort. Cela implique que nous devons nous tenir prêts pour la rencontre décisive avec le Seigneur.

A la suite du Christ, l’Eglise nous recommande de veiller et de prier, parce que la prière nous tourne vers Dieu et nous revêt de la force de Dieu pour tenir dans la Foi, pour persévérer dans l’Espérance et grandir dans la Charité.
Saint Alphonse de Liguori, évêque et Docteur de l’Eglise, fondateur de la congrégation des rédemptoristes au 18ème siècle disait dans une formule lapidaire : « celui qui prie se sauve, celui qui ne prie pas se damne ! »
Frères et Sœurs,
C’est parce qu’on espère dans la promesse de Dieu, que nous restons mobilisés et vigilants. L’attitude du Chrétien est donc celle de la vigilance pour rester attentif aux signes de la présence du Seigneur dans notre monde et dans notre vie.
Le Christ nous demande d’accueillir sa Parole dans l’Evangile pour que celle-ci pénètre et éclaire tous les aspects de notre vie. Le temps presse, parce que le Royaume de Dieu est tout proche.
Nous faisons le constat que nos sociétés sécularisées s’émancipent de plus en plus de la morale judeo-chrétienne, jugée ringarde !
Le démon est trompeur, il présente toujours ce qui est mal sous l’aspect du bien. C’est pour éviter de tomber dans ce piège que nous devons rester éveillés et prier.
Veiller, c’est témoigner par sa façon de vivre du Christ et de son Evangile dans la société qui, trop souvent nous sert du prêt à penser qui nous déresponsabilise.
Saint Luc désigne dans l’Evangile les obstacles qui se dressent devant nous : « Tenez-vous sur vos gardes, dit-il, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans les beuveries, l’ivresse et les soucis du monde ». Ce qui revient à dire ce qui nous abaisse ou ce qui nous accable.
« L’ivresse », nous savons combien l’alcoolisme est un fléau social, avec son cortège de drames et de violence qu’il engendre!
« Les soucis du monde », cette expression vise les matérialistes à qui le Christ lance de fréquentes mises en garde. Pensons au court récit de Saint Luc qui dénonce l’homme préoccupé d’entasser des richesses et entendons l’avertissement : « insensé ! Cette nuit on va te redemander ton âme. Ce que tu auras amassé, qui l’aura ? » (Lc 12, 16-21
Lorsque nous accueillons l’Evangile en vérité dans nos vies et dans notre histoire en étant ouverts à ce qui les dépasse ou les déroute, la Foi nous conduit à accepter dans la confiance l’imprévu de Dieu qui interroge nos projets personnels et nous oblige à les réajuster à la lumière du message du Christ.

Frères et Sœurs,
En permettant au Seigneur de venir faire sa demeure en nous, Il nous donne Sa Lumière et Sa Force pour combattre ce qui en nous n’est pas conforme aux exigences de l’Evangile : ces puissances du mal qui s’opposent à la vérité, à la justice et au pardon et à combattre aussi la violence et la guerre qui s’opposent à la paix.
Nous savons bien que la ligne de séparation entre le bien et le mal traverse chacun de nous, et qu’il y a en chacun de nous du bon, du moins bon et même parfois du mauvais.
Le temps de l’Avent est propice pour relire sa vie à la lumière de l’Evangile et discerner ce qui est bon, mais aussi ce qui ne l’est pas.
Confesser ses péchés en s’approchant du sacrement de pénitence-réconciliation attire sur soi la Miséricorde de Dieu. C’est une excellente manière de se préparer à célébrer la naissance du Christ à Noël.
Le temps de l’Avent est le temps de l’Espérance, de la joie et de la confiance.
S’dressant à des pèlerins, Le Pape François disait, je cite, : « Le Seigneur nous invite à le connaître, à vivre avec lui. Le Christ Ressuscité et glorieux est la source profonde de notre Espérance et son aide ne nous manquera pas dans l’accomplissement de la mission qu’il nous confie.»
Que la Vierge Marie qui est la Mère de la Sainte Espérance, nous obtienne la grâce de vivre ce temps comme une vraie préparation à l’Avènement de Son Fils.
Alors nous pourrons dire en vérité « Viens Seigneur Jésus », oui « Viens Seigneur Jésus » ! AMEN

© 2020 Saint Louis des Français | Made by Communauté Saint-Louis-des-Français | Politique de confidentialité