Le jeudi 28 Novembre 2019, Mgr François Bousquet a reçu les insignes de Chevalier de l’Ordre National du Mérite par S.Exc. Madame Elisabeth Beton-Delègue, ambassadrice de France près le Saint-Siège. La célébration s’est déroulée à Rome, à l’ambassade de France près le Saint-Siège. 

Voici le discours  prononcé par Mgr Bousquet à cette occasion : 

J’ai médité naguères sur cette définition du bonheur : le bonheur, c’est essayer de tirer le meilleur de soi pour le donner. Partager les dons reçus, comme ce qui ne vous appartient pas, mais qui est donné pour la joie de vivre ensemble. Et ainsi augmenter la vie. Ce qui est méritant -et finalement la joie l’emporte sur l’effort- c’est l’homme ou la femme donnés pour une maison commune harmonieuse.et un avenir plus souriant. Il en va du mérite comme du bonheur, il vous est attribué, mais ne vous appartient pas. Comme l’écrivait Camus, il y aurait du malheur à vouloir être heureux tout seul.

  

Ainsi la reconnaissance du mérite ne peut venir que des autres. Mais ce n’est pas si simple, car celui ou celle qu’on honore ne peut s’empêcher de demander : mais qu’ai-je fait pour mériter cela ? Quand j’ai lu la mention à mon propos au Journal Officiel, ma stupéfaction s’est accrue de voir qu’il y était simplement porté : pour quarante-trois ans de services. Pourtant le mot m’a enchanté : il n’y a pas besoin de dire plus : servir. 

Alors j’ai calculé : quarante-trois ans, cela fait remonter le service à ma première année de jeune prêtre. La République a un beau nom : la chose commune, ou la cause commune, bref, ce qui à la fois nous porte et nous préoccupe. Alors  je me suis demandé en quoi j’ai servi comme j’ai pu la cause commune, dans la vie religieuse de bout en bout, à laquelle je suis fidèle. Et je me suis dit que peut-être c’est la manière dont j’ai pu faire valoir la magnifique devise de la République, Liberté-Egalité-Fraternité, qui me donnerait quelques indications. J’aime à penser que le service de l’Evangile, ainsi que l’intelligence de la foi comme l’intelligence philosophique, loin d’être étrangers à la res publica, sont deux souffles d’une même inspiration, qui fait que cette devise contribue pour la République à sa grandeur, sa noblesse, et sa pérennité.

En me retournant sur  les quarante-trois ans de service que l’on m’attribue, ces années ont été remplies par trois fonctions : pasteur et professeur, avec depuis quelques années un autre service de l’avenir, qui est le souci du dialogue interculturel et interreligieux. D’abord prêtre. Depuis quarante-quatre ans et comme vocation d’enfance. En premier, prêtre parce que j’aime les gens, tout simplement. Ensuite enseignant : l’amour des  idées, non pour jouer avec et faire le beau, mais parce que je reste convaincu que s’efforcer de penser juste commence à transformer les choses. Enfin, à Paris, puis à Rome, prêtre et universitaire investi dans le dialogue, activité  de paix, qui précisément murît quand on veille à la fois aux personnes et à l’intelligence, quand on veille à ne pas séparer comprendre et aimer, ou encore à ce que toute lucidité reste généreuse. 

En méditant ce que j’allais vous dire, je me suis aperçu que chacune des valeurs de la devise républicaine porte les autres (on le voit particulièrement ces temps-ci, où dans une société fracturée, ni la liberté, ni l’égalité voulues dans des réformes fondamentales (les retraites, les migrants, les régions à plusieurs vitesses, etc.) ne progresseront si ne progresse la fraternité). Mais j’ai vu, dans mon cas, combien chacune des trois activités (pastorale, enseignement et dialogue) supposent de bénéficier en même temps des deux autres. 

  1. Alors, comment ai-je conscience (mais quant à ce que j’ai pu faire, réussir ou pas, ce sont les autres qui sont le mieux placés pour en juger) d’avoir servi la Liberté, comme prêtre, comme universitaire, et comme travailleur du dialogue ? 

 Comme prêtre, en veillant à ce que croisse la liberté des enfants de Dieu. J’ai toujours su que le danger qui guette un pasteur est de se prendre pour un « commandeur des croyants ». Au for externe, comme on dit, il y a toujours une autorité à exercer, mais ce doit être à la manière de Dieu, de son visage humain en son Fils, en proposant, en faisant valoir les raisons des impératifs garants de la vie commune, en accompagnant sur le chemin, en gérant les conflits qui ne manquent pas de naître, en faisant abstraction de soi. Le pasteur est surtout un veilleur : parfois il doit tirer, parfois il doit pousser, le meilleur est quand il marche au milieu. Le difficile, dans un métier d’éducateur, c’est de bien placer l’exigence : ne pas la ramener, comme on dit prosaïquement, quand il faudrait plutôt laisser couler ; ne pas laisser faire, ce qui est le moindre effort, alors qu’il faut tenir bon. Au for interne, par exemple dans   la direction spirituelle, je me souviendrai longtemps de l’ébahissement d’un coréen, très habitué à la discipline, comme on l’est dans sa culture, à qui je disais : Paul (on l’appellera Paul), tu es obligé à une seule chose, être libre… Depuis il le répète à ses séminaristes, là-bas, sans s’en lasser.

Si le Pasteur normalement constitué se veut au service de la liberté des enfants de Dieu, l’universitaire lui, est au service de l’esprit d’une autre manière : comme promoteur d’une culture du débat, en homme qui perçoit très fortement combien la violence est la défaite de l’intelligence. J’ai été professeur depuis l’âge de 22 ans, en philosophie et théologie, dans une double activité d’enseignement et d’écriture, et cinquante ans plus tard ma conviction est faite. Notre tradition européenne, celle qui fut si bien valorisée à la Renaissance et aux Lumières, est une tradition de la critique de la tradition. C’est vrai pour Athènes et pour Jérusalem, nos deux sources. Le logos grec, inoubliable depuis, est à l’origine de cette culture du débat, qui structure les deux activités majeures qui nous préoccupent : la science et la politique (ou encore, concrètement, la technologie et la démocratie).  Mais le prophétisme aussi est un puissant révélateur par la force de sa remise en cause de l’injuste. C’est pourquoi d’ailleurs toute révélation, qui revendique la Vérité, ne peut le faire qu’en montrant la puissance de questionnement qui opère à l’intérieur de sa propre Tradition. La science est question incessante pour ceux qui la pratiquent, et l’Evangile est profonde remise en question, y compris de ceux qui le promeuvent. J’ajoute que le bon vieux Tocqueville disait bien que la démocratie n’est possible que pour un pays qui jouit d’un bon système éducatif  et d’une presse libre et de bonne qualité. Combien avons-nous encore à progresser pour lutter contre les systèmes éducatifs standard négligeant la culture du jugement au profit de formations avant tout utilitaires, sans la colonne vertébrale d’une intelligence généreuse. Le combat pour la liberté doit se poursuivre en luttant pour une information sans fake news ni « vérités alternatives »…

Dans la troisième activité qui m’a mobilisé, l’apprentissage patient du dialogue, il est vite apparu que nous ne pourrions avancer ensemble que par l’apprentissage dans ce dialogue lui-même de la liberté du jugement. Fondé sur un indéfectible  attachement à la vérité, le dialogue ne se joue qu’à hauteur de visage, sans surplomber l’autre, qui lui aussi ne croirait pas s’il n’était certain de la vérité de sa foi. On oublie toujours que la vérité n’est pas ce qui nous donne raison, mais ce qui nous juge. On prétend désirer avoir le regard de Dieu sur les choses et les gens. Mais la seule manière d’y parvenir n’est pas de penser qu’on perçoit les choses de haut, sur un nuage, car dans ce cas ce sont nos pensées et préjugés qui se prennent pour un regard divin. Pour un vrai regard de Dieu sur l’autre et sa foi il faut l’envisager avec le regard du Crucifié. Le chemin de la liberté est coûteux, dans le dialogue. Mais il aide à chercher ensemble la Vérité toujours plus haute que ce que nous en avons perçu.

2.Je veux vous dire maintenant comment il serait possible d’être « méritant » en servant l’égalité. Cela pourra paraître idéal ; je n’aurais pas le front de voir là un autoportrait, je veux  juste tenter une esquisse rapide d’une ligne d’horizon que je pense n’avoir pas trop quitté des yeux

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Certains vont penser : le prêtre, serviteur de l’égalité ? Il veut rire. Et bien pas du tout. Si nous avions le temps, je ferais comme saint Thomas d’Aquin dans la Somme, une série d’objections et réponses. La structure de l’Eglise est hiérarchique. Oui, mais le concept n’est pas celui d’une hiérarchie de pouvoirs. Une administration, une armée, voilà des hiérarchies. Jeune séminariste logeant chez une famille adonnée à la banque, j’ai dû traverser au téléphone une série de quatre secrétaires en cascade avant de rejoindre le haut banquier qui me logeait : voilà une hiérarchie. Le principe hiérarchique dans l’Eglise tourne autour du choix de témoins, privilégiés non pour leurs qualités, mais parce qu’ils sont les seuls à pouvoir être témoins, pour toutes les générations, de ce dont ils ont été les contemporains : c’est le même qu’ils ont vu morts et dont ils attestent qu’il est vivant. Désormais, leurs successeurs seront les garants pour toutes les générations que l’événement a bien lieu, un lieu, dans l’histoire. Imaginez aussi une hiérarchie plus courte, pour la communication : le chrétien parle à son évêque, qui parle au Pape. Alors, comment la fonction pastorale, l’enseignement, le dialogue ont-ils ce mérite de promouvoir l’égalité ?

Je me demande toujours pourquoi trop peu envisagent la tâche pastorale de cette manière, comme un des services possibles de l’égalité.  Car ce n’est pas une position de puissance, mais d’humble accompagnement.  Quand les vieux démons reviennent d’être un rector potens, il faut avec le Pape François combattre le cléricalisme. Surtout, s’il faut exercer l’autorité, celle-ci ne peut naître que de l’admiration et l’imitation des manières de faire de Dieu avec nous les hommes. Cela induit la belle et haute estime du prochain, et de l’humain, car personne n’est à ce point défiguré qu’il ne puisse être transfiguré. Servir l’égalité, c’est veiller au devenir-sujet de chacun, et de tous ensemble, sujets de leur histoire et de leur destin. Le pasteur veille sur ceux qui lui sont confiés, sans les confiner à l’ombre du clocher, mais en leur permettant de s’insérer dans des horizons toujours plus larges. Le souci de l’égalité se voit aussi à la manière dont on se fait tout à tous, ce qui suppose la conviction fondamentale que l’autre est comme nous enfant de Dieu. Je rends grâce à mes parents, de modeste extraction de m’avoir toujours appris cette égalité de destin, quelle que soit la position sociale. A l’aise aussi bien avec les riches qu’avec les pauvres, partageant tout ce qui peut l’être, ouvrant leur port et leur table, attentifs aux malades, aux isolés, aux vieillissants. Je rends grâce au curé de mon enfance, qui avait, je ne dirais pas un sale caractère, mais un caractère assez fait comme un moteur à explosion, mais avec cela un cœur d’or, qui m’a donné envie, petit, de devenir prêtre. Je rends grâce d’être né dans une famille nombreuse où il y avait autant de filles que de garçons : l’égalité des hommes et des femmes demeure un combat, jusqu’à ce qu’elle soit une évidence. Béni sois-tu Seigneur, de nous avoir faits hommes et femmes…

Pour le service de l’égalité aussi, une certaine conception de l’enseignement est d’un grand secours. Car elle renvoie jour après jour à l’humilité du savoir et à la transmission désintéressée. Là encore je me souviens de la stupéfaction d’étudiants asiatiques (chrétiens, mais si le baptême d’un asiatique fait un chrétien de plus ça ne fait pas asiatique en moins, et dans le cas un disciple de Confucius en moins, à la culture hiérarchique quasiment spontanée) ; je leur avais fait passer des examens sans concession (et non ans difficultés car on ne dit jamais non à un professeur, et il faut donc discerner quand est-ce que leur oui est en fait un non…) Et le soir même, je leur préparais un bon repas, tandis qu’ils n’arrivaient pas à passer du registre précédent au registre amical. J’étais pour eux un ornithorynque, inclassable, quelqu’un de hiérarchie supérieure, comme mandarin, devenant plus bas qu’une servante !

Cela ne nuit pas à l’égalité pour un enseignant attentif aux personnes singulières que l’on soit plus vif ou plus lent que d’autres. Car les dons sont variés, et nous ne sommes pas jugés sur ce que nous avons reçu (beauté, richesse, intelligence) mais sur ce que nous en faisons. Ici le professeur est comme un entraineur, ou un guide averti du domaine traversé comme de ce qui reste à parcourir. Il n’y a pas pire pour faire l’avantageux devant les badauds, que celui qui ignore qu’il ignore. Je rends grâce pour ceux-là, vraiment méritants, que j’ai rencontrés comme pédagogues et transmetteurs désintéressés : instituteurs de l’école primaire, modeste professeurs du Lycée ou du Petit Séminaire, dont je n’ai oublié ni les noms ni les silhouettes, que nous nous amusions à caricaturer. Je n’oublie pas non plus les universitaires, à l’Institut Catholique de Paris ou à la Sorbonne, avant et après 68, qui ont pris soin de nous sans faire les glorieux, avec patience et bienveillance.

Enfin, pour la promotion de l’égalité, la pratique du dialogue permet d’approfondir des dimensions à ne jamais oublier. D’abord, l’égalité n’est pas un nivellement par le bas.  Ensuite, l’égalité n’est pas contraire à la diversité, au contraire elle la suppose, pour n’être pas nivellement.

3. Liberté, égalité : des trois valeurs de la devise de la République, c’est peut-être la fraternité qui est la moins portée par le corps social actuel. C’est aussi la plus difficile à maintenir. La liberté, qui la refuserait ? L’égalité, c’est moins évident, et les contradictions apparaissent vite dans un peuple qui abolit les privilèges mais adore resquiller, un peuple qui, tout en regrettant la « fracture sociale » compte à l’évidence un certain nombre de ses ressortissants « plus égaux que les autres » comme on dit.

Or l’Eglise n’est pas si mal placée, pour être au service de la fraternité. Pas en répétant mes bien chers frères, mes bien chères sœurs à un petit cercle exclusif. J’entends encore un Patriarche maronite dire aux siens : notre vocation n’est pas d’être isolés, mais qu’il y ait des villages où cohabitent chrétiens et druzes, chrétiens et sunnites, chrétiens et chi’ites, qui eux ne tiennent pas à vivre ensemble. Autre exemples de reconstruction du lien social : les commissions de réconciliation en Afrique du Sud avec Desmond Tutu, ou les conventions nationales en Afrique menées par des évêques avant de laisser les politiques reprendre leur rôle.

En France, la pente à remonter est rude. J’ai beaucoup lutté, comme universitaire, comme croyant, et comme homme travaillant au dialogue, pour aider à surmonter un non-dit habitant l’inconscient français, à savoir : la religion, c’est violent et cela divise. Cela remonte aux guerres de religion, où l’on s’est entretué, qui pis est au nom de la pureté de l’Evangile. La réaction du Prince, ou de l’Etat, a été double : soit vous suivez la religion dominante (cujus regio ejus religio) ; soit vous restez dans l’espace privé (croyez ce que vous voulez, mais chez vous.) Dès lors, la laïcité risque de se déformer, quand elle interdit toute présence publique du religieux. Car si l’Etat doit être absolument laïc, la Nation ne l’est pas. C’est aux croyants que revient dès lors le soin de faire la preuve, d’abord que la religion ne peut être la caution de quelque violence que ce soit, mais, plus encore, qu’elle est un puissant facteur de lien social, en particulier auprès des exclus, des petits, des migrants, des marginaux.

Je me contenterai d’un second exemple. En 68 on criait contre la sélection, comme attentatoire à l’égalité. S’il faut se battre, et ce n’est pas fini, pour l’égalité des chances, la démocratie ne peut pas ne pas être une méritocratie, qui veut amener chacun à son meilleur. Cette tension se ressent dans l’école à qui l’on fait porter une double postulation, de promouvoir en même temps l’intégration et l’excellence. Travaillant avec le réseau des Ecoles catholiques pendant plus de quinze ans, je n’ai cessé de répéter qu’il fallait ne renoncer ni à l’intégration, sous peine d’être une école de classe, ni à l’excellence, en permettant à chaque jeune de trouver sa place en mettant en œuvre les dons qui sont les siens et en lui donnant les conditions de progresser… C’est la fraternité ici qui aide à surmonter ces apories.

Pour clore cette évocation de ce qu’a de méritoire le soutien à apporter à la relève des valeurs de la République, Liberté, égalité, Fraternité, je dirai qu’en acceptant de contribuer depuis bientôt dix ans à l’activité des deux Conseils pontificaux pour la Culture et pour le Dialogue interreligieux, j’y ai trouvé un redoutable mais passionnant terrain d’entrainement. Quand le karen explique au burkinabé que ce qu’objecte le brésilien au petit français, ce n’est pas cela ! on voit passer dans la stratosphère de la salle de réunion des continents culturels entiers ; mais si l’on accepte de payer le prix de la communication, alors on peut se réjouir : quelle belle liberté de parole, quelle égalité dans la mise en commun des questions fondamentales, quelle fraternité dans le souci commun d’un avenir meilleur, permettant d’espérer pour tous… Cela va me manquer quand je partirai sous d’autres cieux que Rome.

4. Pour conclure, où est le mérite ? Eh bien, je l’ai vu chez tous ceux dont j’ai tant reçu : parents et frères et sœurs, éducateurs et professeurs, compagnons ou compagnes de route, collègues et  confrères, toutes générations confondues. Il faudrait aussi parler de tous les obscurs et si dévoués, à la tendresse discrète (je pense à plusieurs vieilles personnes de mon enfance). Et les amis, enfin, de partout. En effet, le mérite d’un méritant, c’est aussi le mérite de tous ceux qui ont laissé leur trace ou leur inspiration, à travers un héritage intellectuel et spirituel, une tournure d’esprit qui sait la beauté tragique de nos modestes destinées, et n’oublie pas l’humour que donne la tendresse de Dieu, la douce pitié dont il nous enveloppe.

Ce soir en terminant je voulais leur rendre hommage.

Le mérite, c’est sans prix, mais cela a un coût. Ce qui coûte, c’est de ne pas s’épargner les fatigues et les soucis ; de garder le sourire dans les mauvaises saisons de l’ingratitude, ou d’une morosité ambiante ; c’est d’avoir une patience éprouvée. Ce qui est précieux, c’est d’avoir appris avec la juste estime de soi, la connaissance de ses limites, de ses fragilités, de ses défauts. Ce qui est bien utile, c’est de préférer en toute occasion la simplicité aux simplismes, la nécessaire souplesse aux détestables compromissions, d’accepter les contraintes inévitables dans nos existences si pleines d’aléatoire et de non-choisi. Ce qui est méritoire enfin, c’est, en faisant crédit à l’autre du meilleur de ce à quoi il tient, écarter le mépris et le cynisme de la res publica, en combattant l’indifférence par une réelle empathie. 

Chers amis, continuons de travailler à la construction de notre maison commune, la France comme l’Europe, avec ce ciment puissant : le souci de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. Nous rapprochant de notre humanité, cela ne nous éloignera pas de Dieu.         Je vous remercie.

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